Voyage équitable au Pérou et en Amérique Latine
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La Culture péruvienne sous un autre regard

Présentation

Voyager au Pérou, c'est partir à la rencontre une culture préservée depuis des siècles. Votre visite sur les traces des Incas vous mènera tout d'abord à Lima, ville moderne aux quartiers hétéroclites et très vivants.

Le contraste est saisissant entre cette capitale et les villes andines comme Cusco. Le « cœur des Andes » est resté tel qu'il était avant 1532 et la conquête du Pérou par les Espagnols.

Rien n'a changé ou presque. Les échanges sont toujours aussi spontanés, les sourires toujours aussi francs et l'accueil si chaleureux. A Cusco, on se déguise en empereur inca pour poser à côté de la fameuse « pierre à douze angles ».

Les hôtels de luxe fleurissent mais gardent un charme très ancien, leurs jardins bucoliques sont des plus agréables.

En traversant la selva, la forêt amazonienne qui occupe 60% du territoire péruvien, on rencontre de petits producteurs de café vivant tant bien que mal des revenus de cet « or noir ».

Sur la costa, on vit des revenus du Pisco et de la pêche... à moins que celle-ci ne soit pratiquée réellement de manière traditionnelle que par les habitants du Lac Titicaca.

Le voyageur qui recherche le contact avec les populations locales ne partira jamais déçu du Pérou, terre d'accueil et de respect des traditions.

En traversant des paysages sauvages ou des sites d'exception aménagés par l'homme, il se rendra compte de la façon dont les Incas ont aménagé l'espace pour profiter intensément des vertus de la terre, du climat et des différents reliefs.

Bienvenue au Pérou, pays où se mêlent couleurs rassurantes des traditions et saveurs exquises d'un monde nouveau.

Sommaire du dossier sur la Culture Péruvienne

1. L'accueil des Péruviens

Una sonrisa de bienvenida, un sourire de bienvenue

Les Péruviens sont bienveillants
Le tourisme oui, mais encadré
D'une rencontre naissent des milliers de possibilités...

Voyager avec le cœur

Ouvrir son cœur aussi grand que ses yeux


Terres des Andes favorise la rencontre au Pérou

2. Que mange-t-on au Pérou ?

Au Pérou, on mange beaucoup de poisson, mais aussi... du cochon d'Inde !

Que mange-t-on dans la sierra, région de la Cordillère des Andes ?
Que mange-t-on sur la costa, les côtes péruviennes ?
Que mange-t-on dans la selva, la jungle au Pérou ?
Quels sont les plats que l'on consomme partout au Pérou ?
Des plats populaires aux boissons chaudes


Les « comedores » et la nourriture de rue : se rencontrer, discuter, manger

Une nourriture de rue très présente au Pérou : la « comida al paso »
Les « comedores », une spécialité du Pérou

3. Les Péruviens font vivre des traditions ancestrales


Voyage au cœur du Pérou : les habitants de la Vallée Sacrée et du Lac Titicaca vous accueillent chez eux

La communauté de Umasbamba dans la Vallée Sacrée des Incas
Les communautés de Llachon et Paramis dans la péninsule de Capachica sur le Lac Titicaca
La communauté de Raqchi au cœur de l'Altiplano


Quels sont les projets de Terres des Andes avec les communautés ?

4. La musique péruvienne nous fait vibrer au son des percussions


De la musique péruvienne ancienne...
...aux musiques afro-péruviennes
La musique au Pérou aujourd'hui

5. Les produits agricoles péruviens sont riches et variés


La réforme agraire de 1970 : les paysans du Pérou laissés pour compte


Que cultive-t-on au Pérou ?

La pomme de terre, fierté du Pérou
Vous ne partirez pas du Pérou sans avoir mâché des feuilles de coca !
Le cacao du Pérou VS la coca
Le vrai Pisco est péruvien !
Le café : or noir du Pérou
Le vin au Pérou : un domaine en devenir

6. La vie dans les rues péruviennes est rythmée par les appels des marchands ambulants et les rires des enfants

La rue, un lieu d'expression libre

1. L'accueil chaleureux des Péruviens

 « Hola, buenos dias ! »

Cusco. 8H du matin. Depuis mon arrivée la vieille au cœur des montagnes andines, j'ai dormi au moins 10h. Il faut dire que dès mon atterrissage à Lima, j'ai été accueillie comme une reine ! Les Péruviens ont voulu me montrer leurs endroits préférés, de jour comme de nuit. Et résultat : j'ai laissé ma fatigue à Paris !

Una sonrisa de bienvenida, un sourire de bienvenue

<communaute paramis perou

Ah, les Péruviens ! Quel voyageur ne s'accordera pas avec nous pour dire qu'ils ont la main sur le cœur et le sourire constamment plaqué sur les lèvres ?

Les rues de Cusco, le « nombril du monde » en quechua, la langue des Incas, sont uniques au monde et d'une rare authenticité. Ses habitants, les cusqueños aux abords réservés, nous ouvrent leur cœur après quelque temps dans la plus belle des simplicités.

Dans les Andes bien plus qu'ailleurs, les Péruviens sont attachés au respect des traditions ancestrales et à la culture quechua qu'ils ont héritée de leurs ancêtres.

Ils ont préservé, depuis l'époque de Pachacutec (empereur et fondateur de l'empire inca), leur grande persévérance, leur sens incroyable de l'entre-aide et du partage.

Ce qu'il y a de bien au Pérou, c'est qu'il est possible de sortir des sentiers battus en toute sécurité.

On peut décider de quitter Cusco et de s'enfoncer progressivement dans la majestueuse Vallée Sacrée des Incas afin de laisser place à des rencontres inattendues. Et cela tombe plutôt bien, puisque l'on est accueillis directement chez les locaux.

Les Péruviens sont bienveillants

peruviens


Le confort chez l'habitant n'est pas le même que celui d'un hôtel. Les conditions d'accueil sont souvent sommaires, on parle de maisons en adobe (sorte de boue) ou de huttes dans la jungle.

Mais elles n'ont rien à envier aux hôtels, et on y est bien plus au calme. En prime, on se fait accueillir chaleureusement !

Au Pérou, on va même plus loin que cela en matière de respect de l'environnement. Afin de créer des structures qui hébergeront les voyageurs, on rénove d'anciennes bâtisses coloniales – à Lima par exemple. On construit aussi des lodges (cabanes ou bungalows) en plein milieu de la jungle.

Ainsi, on ne dénature pas un cadre privilégié pour la préservation d'espèces menacées et on permet aux plus curieux d'entre nous de profiter d'un séjour hors du commun !

En parlant de séjour hors du commun, revenons un instant sur les communautés péruviennes qui nous accueillent chez elles.

Comme nous le précisons souvent auprès de nos voyageurs, il s'agit pour elles de développer une activité de tourisme en plus de leurs activités d'origine.

En effet, cela représente pour elles une source supplémentaire de revenus qui vient se rajouter à l'argent engendré par l'agriculture, l'artisanat, la pêche, etc.

Un développement du tourisme au Pérou encadré

tourisme encadre perou

Pour permettre l'accueil des curieux visiteurs que nous sommes, les communautés font de louables efforts qui ne sont jamais vains.

Elles participent dans un premier temps à des formations réalisées le plus souvent par les guides locaux : en interculturalité (la connaissance de l'autre), en cuisine (que va-t-on bien pouvoir cuisiner pour ces Français?) en hygiène et en mise en place des lits, en valorisation de leur artisanat dans les maisons,... Tout cela est détaillé ici.

Lors de ces formations, il n'est pas rare que les guides évoquent le sujet de l'artisanat avec les femmes et hommes présents.

Cet artisanat (fabrication de chocolat, de poteries, etc) peut être vendu sur des marchés locaux (il l'est parfois déjà, mais pas toujours) et même proposé directement à la vente aux voyageurs !

Ils embarqueront avec eux un petit souvenir de leur séjour au Pérou et auront favorisé l'économie locale péruvienne.

artisanat local au perou

Au Pérou comme ailleurs, tout n'est pas parfait. Il vous arrivera de croiser sur votre chemin de nombreux résidus de plastique, des écoles et infirmeries parfois délabrées...

Les communautés et villageois unissent régulièrement leurs forces pour contribuer à faire disparaître des petits défauts.

Les résultats se font déjà sentir dans certaines zones du Pérou et continueront, plus tard, à faire la fierté de ses habitants.

D'une rencontre naissent des milliers de possibilités...

Sachez que les Péruviens seront toujours présents pour vous accueillir et vous proposer une feuille de coca à mâcher avec eux contre le mal d'altitude.

Ils engagent très facilement la conversation et ne disent que très rarement « non ». Les Péruviens se creuseront toujours la tête pour vous aider, même vaguement.

De la même manière que vous souhaiterez les connaître davantage, ils seront eux aussi curieux et vous poseront des questions. Après tout, c'est ça aussi le partage !

Cusco. Quartier San Blas. 18h. On monte quelques marches derrière l'église et on domine la ville grimpant sur les flancs de la montagne d'en face. Le coucher de soleil débutant, je profite de ce cadre exceptionnel pour commencer à réfléchir aux endroits où aller fêter de nouvelles rencontres autour d'un délicieux « te piteado ».

Voyager avec le coeur

Marché Urubamba Perou

Marché d'Urubamba, Vallée Sacrée. 10h. Nous sommes arrivés la veille dans la petite communauté de Chichubamba. Ici, le paysage est impressionnant ! Avec Maribel, la comptable de l'agence, nous avons dormi dans une petite chambre douillette. Ce matin, nous faisons le marché avec Aurelio, un chef cuisinier de Cusco qui va enseigner des recettes simples aux dames et au monsieur de la communauté.

Pour que l'accueil soit le plus agréable possible, il convient que la sympathie et l'ouverture à l'autre soient réciproques.

En voyageant au Pérou chez l'habitant, on ne reste pas « à la périphérie de la culture » de l'autre, mais on entre bien dans sa vie quotidienne. Cela demande du respect d'une part et de la courtoisie : c'est indispensable.

Comme nous l'avons vu précédemment, les communautés mettent tout en œuvre pour que notre séjour se déroule le mieux possible.

Cependant, cela ne dépend pas que des personnes sur place. C'est pour cela que nous trouvons utile d'apprendre les bases de la langue espagnole par exemple.

Un simple « merci », ou « bonjour » peut égayer à lui seul une journée !

Ouvrir aussi grand son coeur que ses yeux

rencontre des habitants au pérou

Pouvoir communiquer avec l'autre, c'est apprendre à le connaître. Et cela commence parfois simplement par un sourire.

En voyage, le sourire est très important. Il permet de faire passer des émotions et d'entrer en contact avec l'autre sans pour autant parler. Il constitue un préalable à toute rencontre.

« Jouer le jeu » de la rencontre, c'est prendre son temps, observer et ne pas choisir la facilité. Bien souvent, il n'existe pas de publicité promouvant le logement chez l'habitant.

Il s'agit de se rendre disponible et d'interagir avec les locaux. Le bouche-à-oreille est très répandu au Pérou et surtout dans les petits villages.

Lorsque l'on se rend chez des personnes, le mieux est de les remercier de leur accueil en leur donnant un coup de main.

Cela peut se dessiner sous forme de travail dans les champs avec un paysan dans les Andes pendant quelques heures, de l'aide à la récolte, de la participation à la création d'un objet artisanal... Tous les prétextes sont bons pour se rendre utile !

Nous choisissons le tourisme équitable et solidaire aussi pour contribuer à l'amélioration de la vie des habitants du Pérou et surtout pour les encourager dans leurs batailles quotidiennes !

D'ailleurs, vous serez amenés à voir de vos propres yeux des réalités économiques, sociales et culturelles dont la majeure partie de la population au Pérou n'a pas forcément conscience.

Ouvrez donc grand les yeux et les oreilles ! Nous ne sommes jamais à l’abri d'une belle rencontre...

Terres des Andes favorise la rencontre avec les habitants au Pérou

rencontre des habitants péruviens

Vous remarquerez bien vite, à moins que vous ne les ayez déjà expérimenté, que les voyages au Pérou proposés par Terres des Andes comportent tous une ou plusieurs nuits chez l'habitant.

Nous cherchons en effet à recréer le lienentre les populations locales et les touristes. Ce lien est un peu perdu lors d'un voyage au cours duquel l'hébergement principal est un hôtel loin de la ville et donc bien éloigné du cœur de la vie des habitants.

A Cusco, au cœur des Andes, vous partagerez une expérience culinaire chez votre guide. Cette femme ou cet homme si souriant et rieur qui vous a accompagné durant votre voyage vous ouvre les portes de sa propre maison et vous invite à y partager un moment convivial.

Après avoir été faire des provisions au marché central de Cusco (où l'on achèterait absolument tout...), vous préparerez ensemble un délicieux lomo saltado par exemple et un Pisco Sour, le cocktail emblématique du Pérou. Ce moment de partage est vraiment inoubliable.

Cusco. 20H. Après avoir rejoint Luis, nous nous dirigeons rapidement vers le supermarché du coin. Quelques emplettes plus tard, nous prenons un bus qui nous emmène sur les hauteurs de la ville. Nous arrivons 30 minutes plus tard dans sa maison. Sa femme Evelling et ses deux enfants nous attendaient. Après quelques photos du panorama de Cusco et ses mille lumières, il est temps de se mettre à la préparation des citrons verts pour le Pisco Sour !

Cusco au Pérou la nuit

A Nasca dans le sud du Pérou, ou à Tingo Maria en Amazonie, vous rencontrerez, si vous le souhaitez, l'équipe encadrante et les enfants de l'ONG Enfants des Andes.

Elle vient en aide aux enfants en situation précaire pour répondre à des besoins éducatifs et culturels.

Cette ONG propose même aux adultes d'apprendre les langues étrangères depuis 2007. Cette immersion sera un moment fort de votre voyage au Pérou et vous verrez que ces adultes et ces enfants ont tant à donner et à recevoir...

ONG Enfants des Andes


Dans la Vallée Sacrée et sur les rives du Lac Titicaca, Terres des Andes implique les membres des communautés reculées afin de promouvoir un tourisme plus juste, plaçant en son centre l'aspect humain.

Cela n'est réalisable que grâce au respect et à l'acceptation des différences de l'Autre.


D'une manière générale, dans les petites structures que nous sélectionnons avec soin, chez l'habitant mais aussi dans des lodges au fond de la jungle, vous serez toujours accueillis à bras ouverts au Pérou.

2. Que mange-t-on au Pérou ?

gastronomie péruvienne

Dans tous les pays du monde, la nourriture est synonyme de partage.

Que l'on parle de mets de fêtes élaborés ou tout simplement de plats familiaux traditionnels, le Pérou est l'un des pays où la nourriture est la plus appréciée dans le monde.

Dans la culture péruvienne, la dimension conviviale des repas est toujours très présente.

Puerto Maldonado. 13h. Après une longue marche dans la jungle qui nous a pris toute la matinée, nous passons tous à table dans la grande pièce principale. Notre petit groupe de voyageurs est constitué de Canadiens, d'une Thaïlandaise et d'un Australien. Et bien sûr, de notre guide qui connaît la jungle comme sa poche. Au menu ce midi : un « juane de arroz ». C'est du poulet et du riz cuit à l'étouffée dans une feuille de bananier : un des meilleurs repas de ma vie !

Au Pérou, on mange beaucoup de poisson... mais aussi du cochon d'Inde !

Avis à tous les amateurs de bonne cuisine, le Pérou vous satisfera pleinement. En effet, la cuisine péruvienne est aussi variée qu'il n'y a de régions et donc de climats différents dans le pays.

Au Pérou, les plats de viande ou de poisson (parfois végétariens) sont accompagnés le plus souvent de quinoa, de papas (les pommes de terre), d'arroz (le riz) et de yuca (une sorte de manioc).

L'aji, le piment péruvien, est très apprécié par les locaux. Cependant, on le trouve le plus souvent dans un récipient à part (ouf!).

soupe quinoa cuisine pérou

Que mange-t-on dans la sierra, région de la Cordillère des Andes ?

Dans la sierra, la région des hautes montagnes andines, les plats typiques sont pour la plupart à base de viande.

Le cochon d'Inde (ou cuy) est le plat le plus répandu. Il est parfois servi « con mani » (à la cacahuète) mais le plus souvent on le consomme entier et juste braisé.

De plus, ne repartez pas de Cusco sans avoir participé à la Pachamanca. La particularité de ce plat tient davantage à la manière de le préparer qu'aux ingrédients eux-mêmes.

On fait mariner des viandes que l'on glisse sous terre sur de la braise. En accompagnement, on mange des camote (patates douces) et des gros haricots.

Pour ce qui est des soupes, très courantes dans les Andes, elles sont assez épaisses et faîtes à base de moron (céréale), quinoa ou trigo (blé).

On trouve de la viande à l'intérieur : elles constituent un repas à part entière... sauf peut-être pour les Péruviens eux-mêmes qui sont en général de grands mangeurs !

Dans la sierra, ne manquez pas les chicharrones de chancho, des rillons de porc frits. Un régal !

chicharrones de chancho pérou

 Que mange-t-on sur la costa, les côtes péruviennes ?

Comme vous vous en douterez certainement, les spécialités des côtes péruviennes sont les plats à base de fruits de mer et de poisson frais.

On ne présente plus le très célèbre ceviche et sa marinade au citron vert. Ce plat a fait la renommée gastronomique du Pérou, notamment grâce au célèbre cuisinier Gaston Acurio qui l'a exporté bien au-delà des frontières péruviennes.

ceviche plat local au Pérou

La « comida criolla », nourriture créole, est très répandue le long des côtes. Le ceviche et le lomo saltado en font partie, mais également l'aji de gallina et l'arroz con pollo, sans oublier les papas a la huancaina.

Ce sont des plats issus de la cuisine espagnole avec une touche péruvienne. Ces plats « hybrides » se consomment un peu partout au Pérou.

Si vous en avez l'occasion, à Lima ou partout ailleurs sur la côté, dégustez une bonne parihuela. C'est une soupe de fruits de mer avec des épices dont le piment et la coriandre.

On trouve également du picante de mariscos qui sont des fruits de mer émincés dans une sauce piquante.

Sur les côtes, on ne trouve pas que du poisson. Vous avez peut-être déjà entendu parler de la causa rellena, sorte de purée de pommes de terre servie avec du poulet et de l'avocat. C'est délicieux !

Le arroz con pato (riz avec du canard), seco de cabrito con frejoles (chevreau en sauce avec haricots secs) et le tacu-tacu (steak, sauce à l'oignon, haricots et riz frits) sont d'autres spécialités succulentes.

On raffole des avocats bien mûrs et des belles mangues charnues venus tout droit des côtes péruviennes... Un vrai régal.

 

Que mange-t-on dans la selva, la jungle au Pérou ?

Le juanes plat typique péruvien

La selva est l'une de nos régions préférées. Par son climat, elle offre une variété exceptionnelle de fruits et de légumes à consommer sans modération !

Nous vous encourageons vivement à vous balader sur les marchés locaux, comme celui de la petite ville de Puerto Maldonado. Les habitants seront très heureux de vous faire goûter leurs ananas et leurs caramboles.

Dans la jungle, il est coutume de consommer aussi bien du poisson (doncella, paiche) que de la viande (cecina).

Les bananes vertes salées et frites sont aussi communes, ce sont les patacones. Le juanes est un plat cuit à l'étouffée dans une feuille de bananier.

Parmi les fruits locaux les plus appétissants, on trouve le camu camu et l'aguaje.

Quels sont les plats que l'on consomme partout au Pérou ?

 péruviennes dans la rue

Pour commencer, le fameux pollo a la brasa - un poulet grillé à la braise et très savoureux - est présent dans tous les recoins du pays. Il est servi dans des restaurants populaires, les pollerias.

La cuisine au carrefour entre la Chine et le Pérou est également très appréciée des Péruviens, il s'agit de la chifa.

Parmi les plats les plus populaires, on trouve les tallarin saltado – nouilles sautées avec du bœuf et de la sauce aigre-douce – mais aussi l'arroz chaufa (riz sauté avec de l'omelette, du poulet et des oignons).

D'une manière générale, au Pérou, on mange beaucoup de soupes. Que ce soit avec des nouilles, du poulet ou du chou, ce plat chaud, économique et réconfortant, présente bien des avantages.

Parmi les plus célèbres, le caldo de gallina (à base de poule, œuf dur, yuca et herbes) remporte un franc succès auprès de la population locale.

Les plats populaires et boissons chaudes des péruviens

Partout où vous vous rendrez au Pérou, et surtout dans les régions andines, on vous proposera un maté.

Sorte de tisane soignant tous les maux, il s'agit en fait d'un breuvage chaud dans lequel on laisse infuser des plantes.

Parmi celles-ci, on trouve la fameuse muña, la menthe fraîche. Elle calme les maux d'estomac et favorise la digestion. La manzanilla (camomille) est reconnue pour favoriser le sommeil. Enfin, la coca délayée dans de l'eau est idéale pour calmer le mal d'altitude !

Vous trouverez souvent en vente dans la rue le ponche de avas, un breuvage chaud à base de haricots.

Pour le petit-déjeuner, les Péruviens raffolent de l'avoine (avena) dans du lait chaud avec du sucre.

Les « comedores » et la nourriture de rue : se rencontrer, discuter, manger

choclo con queso cuisine péruvienne

Une nourriture de rue très présente au Pérou : la « comida al paso »

Si vous ne la connaissez pas déjà, empressez-vous de goûter une délicieuse papa rellena. Ce sont des pommes de terre fourrées à la viande, frites et reconstituées.

On en trouve dans de petites échoppes de rue, tout comme les tamales avec de la farine de maïs, de la viande et roulés dans une feuille.

Le fameux choclo con queso remporte aussi un franc succès. C’est un gros épi de maïs avec du fromage.

Pour ceux qui préfèrent le sucré au salé, il n'est pas rare de manger de la gélatine au Pérou et de la mazamorra (un écrasé de fruits).

Pour ce qui est des boissons que vous pourrez trouver dans la rue, ne passez pas à côté de la chicha morada, une boisson à base de maïs rouge, un pur délice !

Dans un autre registre, vous pourrez essayer le très célèbre Inka Cola. Les péruviens en raffolent : cette boisson gazeuse a un petit goût de bubble-gum. Se retrouver autour d'une boisson de la sorte est très populaire au Pérou.

Les « comedores », une spécialité du Pérou

fruits et légumes dans les marchés au Pérou

Finalement, les restaurants classiques ne sont pas très prisés par les Péruviens. Vous pourrez cependant rencontrer du monde, notamment à l'heure du déjeuner, dans les « comedores ».

Ce sont des espaces dédiés à la restauration dans tous les marchés. On y trouve des stands où des personnes cuisinent, agrémentés de quelques tables où l'on peut s'asseoir pour y déguster un plat du jour. De plus, des stands à jus de fruits frais y sont également présents.

Les familles péruviennes se rassemblent notamment dans les « recreos », des restaurants ruraux loin du brouhaha des villes.

N'oublions pas les fameuses cantines où l'on peut déguster un menu du jour accompagné d'un refresco.

Ce sont de petites structures que les employés affectionnent par exemple pour y déjeuner. Le service y est simple mais toujours poli et la nourriture locale qu'on y sert y est très bonne. Vous aurez toujours le choix entre 3 ou 4 plats pour votre menu.

Que ce soit à travers l'accueil de voyageurs ou la manière de préparer des plats savoureux, les Péruviens ont conservé leurs traditions ancestrales.

C'est d'ailleurs ces traditions qui ressortent lorsque vous vous rendez dans les communautés rurales...

3. Les Péruviens font vivre des traditions ancestrales

 costumes traditionnels très colorés au Pérou

Terres des Andes s'attache à vous faire découvrir le Pérou authentique, celui que peu de voyageurs connaissent. Vous partirez aussi bien à la rencontre de guides locaux formés en tourisme équitable et solidaire, qu'en immersion dans des familles rurales.

La carte postale du Pérou fait rêver : des montagnes aux sommets infinis en arrière plan et au premier plan, des dames habillées en costumes traditionnels très colorés.

Qui sont ces Péruviens qui ont décidé (ou non) de perpétuer des traditions millénaires ?

Les habitants de la Vallée Sacrée et du Lac Titicaca vous accueillent chez eux

habitants de la Vallée Sacrée et du Lac Titicaca

Cusco. 7h30. Avant de monter dans le minibus qui me déposera à quelques mètres du bureau, je prends soin d'aider des dames âgées à descendre. Elles se rendent toutes au marché central de Cusco, les bras chargés de provisions : pommes de terre, fruits, fleurs,... sont les fruits d'une récolte minutieuse qui leur permet de vivre au jour le jour.

Les communautés rurales andines sont de petites formations de plusieurs familles au sein d'un même village qui ont décidé d'unir leurs forces et leurs moyens afin d'accueillir au mieux des mini-groupes de voyageurs et de leur faire profiter de leurs traditions ancestrales ainsi que de leur cadre de vie exceptionnel, loin de toute civilisation.

Elles vivent le plus souvent des revenus liés à l'agriculture, la pêche et à l'artisanat. Elles vendent leurs produits sur de petits marchés. Ces familles sont souvent au bas de l'échelle sociale.

Cela ne signifie pas que leur accueil n'est pas chaleureux, que le confort n'est pas à la hauteur ou que votre assiette ne sera pas remplie !

Il serait très difficile de les présenter toutes en même temps. Ces communautés ont toutes une histoire, une culture, une position géographique et une organisation qui leur sont propres.

Elles répondent aux doux noms quechuas de Chichubamba, Umasbamba, Amaru, Racqchi, Coporaque, Llachon, Paramis...

Et malgré leurs différences, elles ont des points communs de taille : un fort sentiment d'appartenance et une solidarité à toute épreuve entre leurs membres.

La communauté de Umasbamba dans la Vallée Sacrée des Incas

 communauté de Umasbamba dans la Vallée Sacrée des Incas

Située tout près de la Vallée Sacrée des Incas et du petit village de Chinchero, à 3 500 mètres d’altitude, la communauté d'Umasbamba est composée en grande partie de femmes.

Le nom d’”Umasbamba” signifie “grande tête” (pensante) et cela fait référence au fait que, durant l’époque coloniale, le village d’Umasbamba était le seul à disposer d’une école afin de former les enfants.

Ce qui est aussi remarquable parmi les membres de la communauté, ce sont les tresses que les femmes portent dans leurs cheveux. En effet, elles en ont 40, 50, et parfois même 60 !

Cela leur vient directement de la période Inca, durant laquelle cela représentait un signe de coquetterie et de beauté. Ces femmes portent aussi un chapeau plat.

Le village de Chinchero est connu depuis l'époque Inca pour ses tissages très colorés. Ici, on porte une attention toute particulière au savoir-faire des ancêtres.

Depuis la tonte des moutons, lamas et alpagas jusqu'au filage de la laine en passant par le lavage et la teinture, cet artisanat est encore pratiqué dans la plus pure des traditions.

village de Chinchero et ses tissages très colorés

Lors des démonstrations des femmes d 'Umasbamba, vous pourrez admirer leur agilité quant aux gestes rapides de tissage.

Elles vous feront également voir comment elles procèdent pour teindre les fils de laine à l'aide d'éléments naturels (insectes et plantes).

Pour vous plonger davantage au cœur de la vie des habitants de Chinchero, rendez-vous au marché les mardis, jeudis et dimanches, les jours où il y a le plus de monde. Il se situe sur la place principale du village, vous ne pourrez pas le rater !

En savoir davantage : la communauté d'Umasbamba dans la Vallée Sacrée des Incas

communauté d'Umasbamba au Pérou

Les communautés de Llachon et Paramis dans la péninsule de Capachica sur le Lac Titicaca

 communautés de Llachon et Paramis sur le Lac Titicaca

En allant sur la péninsule reculée de Capachica, nous sortons des sentiers battus que représentent les îles d'Uros qui accueillent énormément de touristes chaque jour en allant chez les familles de Llachon et de Paramis.

35 familles constituent la communauté de Paramis. Celle de Llachon est beaucoup plus grande.

Elles ont à cœur de conserver leur langue quechua, héritée de leurs ancêtres, ainsi que leurs traditions.

Parmi celles-ci, on trouve la pêche artisanale pratiquée sur de petites barques en bois disposant de rames ou de voiles.

Pour ce qui est de leurs habits traditionnels, les femmes portent un chapeau nommé « la montera » avec deux pompons de laine.

Elles ont des jupes très colorées. Les hommes sont reconnaissables de par leur gilet sans manche sur lequel est brodé une « kantuta » rose, la fleur nationale du Pérou. Ce sont eux qui la brodent.

Leur danse, le k'aswa, est très entraînante et vous pourrez vous y exercer en compagnie de vos hôtes.

Enfin, il est coutume de faire des cérémonies d'offrandes à la terre nourricière dans ces communautés au Lac Titicaca. On les appelle les pago a la tierra, pour remercier la Pachamama, la terre mère.

Outre la pêche à la ligne, les habitants de Llachon et Paramis pratiquent une autre activité qui mettra tout le monde d'accord : la cuisine.

Les femmes cuisinent à base de farine de quinoa qu'elles fabriquent elles-mêmes. Grâce à cette base, elles fabriquent notamment le Kispiño, un amuse-bouche local. Il est frit ou cuit à la vapeur. Vous nous en direz des nouvelles !

De plus, l'utilisation des plantes médicinales est très pratiquée par les habitants de la péninsule. En compagnie de vos hôtes, vous dégusterez un très bon « maté de muña » !

La communauté de Raqchi au cœur de l'Altiplano

 communauté de Raqchi au cœur de l'Altiplano péruvien

Les 85 familles de la communauté de Raqchi vivent à 3480 mètres d'altitude tout près du temple inca dédié au dieu créateur Wiracocha. Non loin de là, le volcan Kinsachata confère au paysage une élégance propre à cette région.

Le mot raqchi signifie "céramique" en langue quechua. Ici, les activités principales sont la poterie et la céramique.

Ce savoir-faire est transmis de génération en génération dans le village. Elle permet à ses habitants de rendre hommage à la Pachamama et aux Apus, les montagnes sacrées.

Ce culte est aussi pratiqué à travers les danses traditionnelles ayant lieu autour du feu.

La culture de la pomme de terre aux multiples variétés est également de mise à Raqchi, dans un décor merveilleux fait de terre rougeâtre et de pierres volcaniques colorées.

Les membres de la communauté de Raqchi vivent en costumes traditionnels, les femmes et les hommes portent un chapeau.

Les femmes portent des jupes brodées à mi-hauteur et des chemisiers de couleur rouge bordeaux.

Durant une semaine complète tous les ans à partir du troisième dimanche de juin, on célèbre un très beau festival à Raqchi.

Quels sont les projets de Terres des Andes avec les communautés locales au Pérou?

 tourisme équitable et solidaire péruvien.

La collaboration entre Terres des Andes et les habitants des communautés est centrée sur trois objectifs principaux qui sont :

  1. un aspect social, au plus près de l'humain,
  2. la protection et le respect de l’environnement
  3. l’entière satisfaction des voyageurs, avec pour but de susciter les rencontres entre plusieurs cultures et de faire naître des échanges autour de ces rencontres.

Pour Terres des Andes, le tourisme rural communautaire se place au cœur du tourisme équitable et solidaire péruvien.

Voici les fondements de l'activité de tourisme communautaire telle que nous l'entendons chez Terres des Andes :

1. La communauté locale
En immersion chez les familles des communautés, le voyageur sera initié aux techniques locales d'agriculture, de cuisine, de pêche, etc. Ce sera pour lui l'occasion de partager le quotidien des familles.

2. L'activité de tourisme sera une activité secondaire pour la communauté, elle ne se substituera pas à leurs activités principales qui sont majoritairement, dans les Andes, l'agriculture, la pêche et la vente d'artisanat.

3. Les ressources générées par l'activité de tourisme sont le gage d'une augmentation du niveau de vie pour les personnes composant la communauté.

4. Notre action va permettre de créer ou de maintenir certains emplois dans des régions reculées du pays. Cela incitera les jeunes notamment à rester vivre en milieu rural de façon à conserver leur mode de vie actuel.

5. À travers cette activité de tourisme, notre objectif visera à améliorer l'accueil de voyageurs. Les infrastructures se modernisent et permettent un meilleur confort pour les visiteurs.

Cela passe par les investissements au niveau des chambres, des lieux de vie et des sanitaires (panneaux solaires pour l'eau chaude). Ces investissements respecteront le plus possible l'environnement.

6. Nous assurons régulièrement des formations auprès de nos communautés par l'intermédiaire de nos guides. Les thèmes abordés seront : l'hygiène, l'interculturalité, l'utilisation de produits locaux et l'informatique.

musique au Pérou

7. La confiance mutuelle. Il n'existe pas de contrat écrit qui lie nos guides aux communautés. Leur relation se base sur la confiance mutuelle.

Nous avons simplement des contrats entre Terres des Andes et nos guides. Notre collectif de guides respecte l'organisation culturelle et sociale de la communauté.

Pour ce qui est de cette organisation, les guides s'adressent toujours au président, dans le respect des règles établies au sein de la communauté. Ce système vient directement de l'époque inca.

Pour assurer le suivi et l'évaluation de la communauté, nos guides se déplacent au minimum une vingtaine de fois par an.

8. L'assurance d'un bon système de rotation entre les communautés qui accueillent des voyageurs se réalise surtout oralement, et cela dépend beaucoup des circuits.

Pour ce qui est du voyage Chez nos amis au Pérou, pour 10 voyageurs impliqués au maximum, 5 familles vont être également impliquées, puisque l'on ne dépasse pas 3 voyageurs par famille. Ce sont les règles que nous nous imposons pour assurer une bonne rotation entre familles.

9. Terres des Andes s'assure que les femmes soient impliquées dans l'activité de tourisme. Aux yeux du monde extérieur, les femmes sont souvent les représentantes et porte-parole des communautés.

Voici quelques exemples de présidentes d'associations responsables des communautés : Amanda à Coporaque, Monica à Chichubamba, Flora à Misminay, Aleja à Humasbamba…

10. Le travail des enfants est contrôlé, cependant il existe des spécificités dans la culture andine qui ne recoupent pas toujours nos lois françaises.

S'il n'y a bien sûr aucune exploitation de l'enfant, il est très difficile voire impossible d'empêcher un enfant d'aider sa famille dans les activités courantes des communautés.

Il s'agit d'un principe normal et commun à toutes les familles, l'enfant va suivre ses parents pour effectuer les tâches quotidiennes d'agriculture, de pêche, de travaux artisanaux.

Nous nous assurons cependant que les enfants n'épaulent leurs parents seulement que pendant les vacances scolaires et non pendant le temps purement dédié à l'apprentissage scolaire. Les visites régulières de nos représentants vont dans ce sens.

Après toutes ces informations passionnantes, que diriez-vous d'un peu de musique ?

4. La musique péruvienne nous fait vibrer au son des percussions

enfant péruvien musique

C'est bien connu, la musique adoucit les mœurs... et permet de rassembler les individus en rythme !

Pour vous donner un petit aperçu de ce qui vous attend dans les Andes en terme de musique, cliquez ici.

Au Pérou plus qu'ailleurs, la musique permet de se réunir et de passer un moment ensemble en dansant.

De la musique péruvienne ancienne... 

zampoñadas instrument de musique Péruvien en tubes de roseaux

La musique péruvienne existe depuis l'Antiquité et quelques instruments faits avec des os pourront en témoigner dans les différents musées du pays.

Parmi les instruments les plus anciens et les plus appréciés des Péruviens, on peut d'abord citer les zampoñadas.

Ces tubes de roseaux de différentes tailles assemblés entre eux existent depuis toujours. Ils sont surtout présents dans la partie sud des Andes et plus précisément dans la région de Puno, non loin du Lac Titicaca.

Que serait la musique du Pérou sans sa fameuse queña ? La flûte de pan est l'un des sons les plus associés aux régions andines dans l'imaginaire collectif. Son nom latin, syrinx, signifie « roseau taillé et creusé ».

Le charango, une guitare de petite taille avec 5 paires de cordes est aussi très répandue au Pérou.

Les instruments comme le violon, la harpe et la guitare proviennent d'Occident. On les trouve surtout dans la sierra, la région de Cusco.

L'une des danses les plus connues comprenant de la harpe aiguë est celle des Danzantes de Tijeras (les « Danseurs de ciseaux ») dans la région d'Andamarca.

Les musiques s'invitent surtout lors des festivals et autres fêtes populaires pendant lesquelles le Pérou dévoile son plus beau folklore.

Cusco, un dimanche. 15h. En me promenant sur la Plaza de Armas tout en profitant du soleil des beaux jours, j'aperçois des dames en costumes traditionnels qui se positionnent en ligne devant la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption. Très vite, elles sont rejointes par des hommes avec des guitares qui finissent de former une belle ligne droite. Tout le monde commence à entonner des chants religieux... Ce mélange de chants et de rythme est merveilleux !

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Parmi les musiques accompagnées de danses traditionnelles, on trouve tout d'abord le Huayno originaire de la sierra. De jolies filles en tenues traditionnelles dansent dans les stades de la capitale, Lima.

Sur les côtes péruviennes et notamment à Trujillo, on danse la marinera. Les jupes à froufrous des femmes reproduisent les mouvements des vagues.

Elles sont accompagnées par un fier cavalier et son cheval. Cette danse a lieu lors de grands festivals.

Enfin, les valses « crioliennes » sont également populaires au Pérou. L'initiatrice de ce style de musique se nomme Maria Isabel Granda Larco, surnommée Chabuca Granda.

Sa chanson Flor de la canela est très connue et appréciée des Péruviens. La preuve en est : elle a été reprise maintes et maintes fois par d'autres artistes.

...aux musiques afro-péruviennes

musique afro-péruvienne.

Avant 1854, date de son abolition, l'esclavage était bien présent au Pérou. Les hommes et femmes venaient de pays d'Afrique Noire pour être vendus dans tout le pays.

De cette présence africaine, il reste des musiques et des danses, comme un petit morceau de culture qui s'est façonné avec le temps. Cela a donné naissance à un genre tout nouveau : la musique afro-péruvienne.

Certains instruments symbolisent ce style de musique. C'est le cas par exemple des percussions comme la cajita (petit tambour), le cajon (grosse caisse en bois), la carrasca (tambourin) et, le plus curieux d'entre eux sans doute : la quijada, une mâchoire d'animal mort.

Dans le style afro-péruvien, on célèbre aussi des danses. La Yunza Negra, l'une des plus connues d'entre elles, est un hommage à l'arrivée des récoltes.

On danse autour d'un arbre rempli de fruits et à la fin de la danse, on le fait tomber. Elle est pratiquée encore aujourd'hui.

Une autre danse très connue est le Festejo, qui permet aux couples de créer une communion entre leurs hanches respectives.

Enfin, le Zapateo, qui a donné le verbe zapatear est une sorte de danse de claquettes qui se réalise parfois pieds nus.

Sicuani, région de Cusco. 16h. Nous arrivons au village en mototaxi. Mon amie m'emmène acheter un « pocho de lluvia », (un poncho contre la pluie) tout en m'annonçant qu'il me sera d'un grand secours pour la fin de la journée. Nous marchons vers une petite place en empruntant des ruelles étroites. Tout à coup, nous sommes la cible d'enfants faisant une bataille d'eau ! En arrivant enfin sur la place, je comprends que les enfants sont tous en train d'user de stratagèmes pour viser au mieux... la foule assise sur les gradins. Bienvenue à la Yunza de Sicuani ! Des jeunes en t-shirt blancs dansent sans cesse, en rythme, autour d'un arbre qui finira par tomber.

Yunza de Sicuani

Nombreux sont les festivals et les fêtes (raymi en quechua) dans lesquels la musique et les danses péruviennes sont mises à l'honneur. Il y en a plus de 3000 chaque année !

Lors de votre découverte du Pérou, vous pourrez forcément participer à ces célébrations. En voici un petit calendrier :

JANVIER
Huanuco : festival Los Negritos
Le 17 : anniversaire de Lima
Trujillo : concours national de Marinera

FEVRIER
Carnaval partout au Pérou.
On le célèbre partout et notamment à Cusco et Cajamarca.

MARS
Ica : fête des vendanges

AVRIL
Huancavelica, Ayacucho ou Tarma : semaine sainte

MAI
Cusco : fête du Corpus Cristi (16 grands patrons de la ville)

JUIN
Ocongate (sud de Cusco) : Ooylloriti, pèlerinage amérindien, le plus grand du pays.
Cusco : c'est l'époque des fêtes raymi partout dans la sierra
Dans la selva : fête de la San Juan

 

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JUILLET
Fête nationale le 28, défilés militaires partout dans le pays.
Dans la selva centrale : festivals en hommage au café.

AOUT
Région d'Andamarca : Yaku Raymi (fête de l'eau) – danseurs folkloriques « Danzantes de Tijeras »

SEPTEMBRE
Huayllay : festival écotouristique

OCTOBRE
C'est le « mes morado » (mois mauve).
Lima et Tarma : processions et tapis de fleurs, on célèbre le Seigneur des Miracles.

NOVEMBRE
Puno et Moquegua : semaines touristiques.

DECEMBRE
Les marchés traditionnels « férias » sont présents un peu partout pour Noël.

La musique au Pérou aujourd'hui

Aujourd'hui, outre la cumbia, intiée par le groupe Juaneco y su combo dans les années 1970, on écoute volontiers du regaetton.

De nombreux orchestres mettent à l'honneur la cumbia partout au Pérou, à l'image du Grupo 5 ou encore de Marissol, l'une des seules femmes à représenter cette musique.

On se déhanche par ailleurs volontiers sur quelques notes de salsa dans les bars de Lima.

Pour aller plus loin, certains groupes de musiques modernes à l'image de Nova Lima ou de Dengue Dengue Dengue sont actuellement très en vogue au Pérou et sur la scène internationale.

Le premier allie musique afro-péruvienne à des sons électroniques. Le second reprend quelques sonorités typiques des Andes qu'il adapte sur des rythmes électroniques également.

Le rock est aussi très à la mode pour les groupes contemporains au Pérou. Le groupe Uchpa propose des interprétations en langue quechua, à l'image de leur chanson Corazon contento.

Les traditions péruviennes sont donc un élément de fascination pour la nouvelle génération musicale.

5. Les produits agricoles péruviens sont riches et variés

paysans au pérou

Le Pérou se compose de 11 écorégions toutes différentes les unes des autres. Ce sont des zones géographiques uniques en termes de climat, de sols, de faune et de flore.

Quelle richesse incroyable, me direz-vous ! Cela serait sans compter les quelque 1700 espèces d'oiseaux en Amazonie et les 55 variétés de maïs différentes.

Le Pérou exporte à lui seul 50 types de produits agricoles et, le nombre le plus impressionnant sans doute : il dispose de 2 500 variétés de pommes de terre !

Dans ce pays d'Amérique latine, la réforme agraire n'a pas profité aux paysans qui se retrouvent en bas de l'échelle sociale.

Ils s'attachent à cultiver le café, la coca, les pommes de terre, le cacao, le raisin,... sur un sol très fertile mais dans des conditions bien difficiles.

La réforme agraire de 1970 : les paysans du Pérou laissés pour compte

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Avant 1970, les terres péruviennes étaient séparées en haciendas (grandes propriétés) appartenant à de riches propriétaires qui employaient une main d’œuvre sous payée.

Dans les années 1960, de nombreux mouvements révolutionnaires de gauche se soulevèrent à l'image des pays voisins, le Mexique et la Bolivie. Leur objectif était de répartir les terres, si possible de manière pacifique.

En 1960, certains riches propriétaires cèdent leurs terres aux paysans de Cusco et de la région Madre de Dios.

En 1962, les premières terres appartiennent officiellement à des communautés à Cusco.

En 1969, un décret étend cela à tout le pays et l'eau est nationalisée.

En 10 ans, le Pérou a connu une répartition de 9 millions d'hectares de terres en faveur des coopératives, associations et des comunidades campesinas (communautés paysannes).

Cette répartition des terrains s'est effectuée sans déblocage de fonds pourtant nécessaires pour aider les nouveaux agriculteurs à s'en sortir et à travailler correctement (matériel, employés, etc). De plus, les prix des produits vendus par les agriculteurs ont été bloqués par l’État.

Depuis lors, les paysans sont cantonnés au rôle de simples producteurs n'ayant pas de ressources suffisantes pour vivre convenablement.

Pourtant, dans le Nord, la production de cannes à sucre battait son plein ainsi que celle de la viande dans le Sud.

Plus tard, en 1985, avec l'arrivée de Garcia au gouvernement et la montée du terrorisme, le Pérou se mure dans la peur et abandonne ses campagnes.

En 1992, l’État promulgue une loi pour favoriser le rachat de plusieurs parcelles de terres par un seul propriétaire.

Avec cette loi, un nouveau secteur agricole émerge. Il est porté sur l'exportation et délaisse encore davantage les paysans dans les campagnes. Il enrichit les investisseurs, surtout ceux se trouvant le long des côtes du pays.

Aujourd’hui, ce sont les acteurs intermédiaires de la chaîne qui profitent le plus du succès des produits agricoles auprès des consommateurs.

Néanmoins, des coopératives agricoles s'organisent petit à petit mais globalement, les campagnes péruviennes demeurent dans la pauvreté...

Que cultive-t-on au Pérou ?

La pomme de terre, fierté du Pérou

pomme de terre péruvienne variété

Oubliée, notre seule et unique variété de pomme de terre parfois farineuse en France, que l'on fait bouillir, que l'on consomme en purée et/ou en frites !

Bonjour le Pérou et ses 2500 sortes de pommes de terre différentes ! Pour vous donner un ordre d'idée, il en existe au total dans le monde 5000 variétés.

On doit la consommation de ce fabuleux tubercule à Monsieur Parmentier. Il a démocratisé son usage car la pomme de terre lui a permis de survivre à la famine. Il a alors convaincu tout le monde du bon usage de la pomme de terre... et de ses bienfaits nutritifs !

Au Pérou, ce légume formidable existe depuis près de 8000 ans. Les meilleures pommes de terre poussent en altitude, au-delà des 3000 mètres.

Sur les étals bien remplis des marchés péruviens, il y en a pour tous les goûts : de la papa blanca à frire, à la papa peruanita à 2 couleurs, en passant par la papa amarilla à consommer en purée (dans la « causa limeña ») et la papa harinosa, plus farineuse. Quel régal !

Dans les Andes, il n'est pas rare de manger des pommes de terre blanches ou noires déshydratées. Elles se nomment chuño.

Cette spécialité indigène est conservée plus longtemps que des pommes de terre normales. Elle est le fruit d'une congélation, puis décongélation et enfin recongélation du tubercule.

Dans la selva, il courant d'employer du pituca et de la yueca, d'autres tubercules, pour remplacer la papa. Sinon, cette dernière se marie à merveille avec tous les plats péruviens traditionnels !

Petit clin d'oeil : à Lima, on trouve même une ONG, le Centre international de la Papa, qui lutte activement pour la préservation de ce tubercule.

Cette organisation favorise aussi une meilleure distribution des ressources, à l'image de la pomme de terre, ayant une forte valeur nutritive. Une telle démocratisation permettra à terme de réduire la sous-nutrition.

Pour preuve que cette culture de la pomme de terre est omniprésente au Pérou et permet de faire vivre de nombreuses familles, rendez-vous dans le Parque de la Papa, le Parc de la pomme de terre, dans la Vallée Sacrée des Incas

Vous y rencontrerez des communautés ayant décidé de mettre en commun leurs 8000 hectares de terres. Ils les cultivent ensemble tout au long de l'année.

Partir à la rencontre de ces familles à Sacaca, à 30 minutes de Pisac, peut constituer une belle alternative aux circuits touristiques classiques.

Vous en découvrirez bien davantage sur la production (les familles conservent précieusement les graines de près de 1700 variétés!), la conservation et la consommation de ce tubercule aux mille vertus.

Vous ne partirez pas du Pérou sans avoir mâché des feuilles de coca !

chaman péruvien avec mélange de feuilles de coca et de charbon


Comment voyager au Pérou en passant à côté de plantations de coca ? Cette plante millénaire aux multiples vertus est vendue sur tous les marchés péruviens. Elle pousse dans les régions tropicales et est récoltée environ 4 à 5 fois par an.

On trouvera beaucoup de feuilles de coca dans les Andes, car elles sont réputées pour soigner le mal d'altitude.

Cette plante sacrée présente de nombreux bienfaits médicaux. La coca est riche en minéraux et contient des vitamines, elle permet aussi de guérir la dysenterie.

Lors de vos rencontres avec les Péruviens, ne soyez pas surpris de les voir mastiquer un mélange de feuilles de coca et de charbon. Celui-ci aide à combattre la faim et fortifie l'organisme. Cela est très courant au Pérou.

La feuille de coca est également utilisée lors de cérémonies religieuses en guise d'offrandes : les mariages, enterrements, baptêmes sont autant d'occasions de remercier les Dieux.

De manière générale, offrir de la coca à son prochain est signe de respect, d'amitié et de fraternité.

Nombreux sont les produits dérivés de la coca. Parmi les plus (tristement) célèbres, on trouve la cocaïne qui ravage des centaines de milliers d'hectares de terres cultivées chaque année. Cette production est en grande partie responsable de la déforestation au Pérou.

Parmi les produits plus softs et inoffensifs, n'hésitez pas à vous procurer du thé de coca, le « maté de coca », qui vous aidera contre le « soroche » ou mal d'altitude.

Attention cependant à ne pas abuser de cette mastication car vous risqueriez d'avoir la tête qui tourne légèrement.

Le cacao du Pérou remplace peu à peu la feuille de coca

fleur de cacao au Pérou

Depuis quelques années au Pérou, on cherche à remplacer peu à peu la culture de la feuille de coca au profit de celle du cacao.

L'Agence de développement Américaine a notamment investit des fonds (plusieurs millions de dollars) dans un programme visant à substituer la coca par le cacao.

Et ce n'est pas peu dire ! Le cacao péruvien jouit d'une excellente image à l'international et est souvent primé lors de concours en Europe.

Les exportations de cette denrée rare ont augmenté de 400% en 10 ans... ce qui a fini de convaincre les agriculteurs les plus sceptiques. Il se vend aujourd'hui près de 9 soles (2,30euros) le kilo.

Le cacao a donc pris le dessus sur les plantations de coca, notamment celles destinées à la fabrication de cocaïne.

On peut désormais visiter des plantations de cacao un peu partout dans le pays et notamment à Tingo Maria et à Janjui (dans la communauté d'Alto El Sol).

Pour aller plus loin, le gouvernement péruvien donne les moyens techniques et financiers aux habitants des dernières zones touchées par le terrorisme de se reconvertir.

C'est le cas dans la selva d'Ayacucho. Et cela marche plutôt bien ! Le Pérou est en passe d'entrer dans le « top dix » des producteurs mondiaux de cacao.

Le vrai Pisco est péruvien !

 pisco boisson au pérou

Qui en doute encore ? Les Incas utilisaient déjà de grands « botijas » (des pots en terre cuite) afin de conserver leur boisson, la « chicha » de maïs.

Le Pisco est originaire de Ica, une petite ville située au sud de Lima. On y cultive les meilleurs raisins du pays.

En effet, le Pisco est un alcool de raisin écrasé par plusieurs hommes pieds nus puis fermenté pendant deux semaines.

Il est ensuite chauffé pendant une douzaine d'heures à 80°C et refroidi dans un grand récipient d'eau froide.

Le tout doit reposer quelques mois avant d'être mis en bouteille. Le Pisco fait partie des alcools forts : le produit fini fait entre 38 et 46°C.

Ces dix dernières années, la production de Pisco a beaucoup augmenté. Nombreuses sont les entreprises qui se sont emparé de cet essor ; on en compte environ 600 au Pérou.

Notre préféré, c'est bien sûr le « mosto verde », mais c'est aussi le plus doux et le plus cher... On peut alors se rabattre sur les « puros » neutres ou non. L' « acholado » quant à lui est un mélange de différentes variétés de raisins.

Trinquons autour d'un délicieux Pisco Sour ! Comme le veut la tradition, vous n'échapperez pas au cocktail péruvien par excellence.

Du Pisco bien sûr, mais aussi du citron vert, de la glace pilée et... du blanc d’œuf battu. Ne partez pas du Pérou sans l'avoir goûté !

Le café : or noir du Pérou

 Le café : or noir du Pérou

C'est le cas pour beaucoup de pays d'Amérique latine : le café est le premier produit agricole que l'on exporte au Pérou.

Il a été implanté pour la première fois au milieu du XIXème siècle et n'a jamais cessé d'être récolté depuis lors.

Il pousse dans les zones humides et chaudes à Huanuco, Moyobamba et Cusco par exemple, à plus de 1000 mètres d'altitude.

La récolte du café est, d'une manière générale, assez pénible pour les agriculteurs. Les machines sont quasi-inexistantes, si bien que l'on déblaie encore aujourd'hui les herbes avec une machette et l'on plante et cueille les graines à la main.

La majorité des plants de café péruviens appartient à des petits producteurs qui possèdent en moyenne 5 hectares de terres cultivées.

Ces petits paysans ne connaissent cependant pas du tout les rouages de la commercialisation du produit fini. Les intermédiaires sont donc multipliés et ces méthodes interrogent...

Cependant, de petites entreprises partout à travers le monde traitent de plus en plus en direct avec les petits producteurs, par respect pour le travail de ces derniers. Ils aspirent ensemble à commercialiser un café plus qualitatif.

Pour en savoir plus sur le café, rien ne vous empêche d'aller saluer Paul, un expert en café qui tient sa propre entreprise, nommée GreenGold.

Elle se situe à La Merced dans la province de Catamarca où le café est torréfié et moulu en direct. Il vous fera visiter gratuitement ses plants de café et vous aurez même droit à une dégustation !

Le vin au Pérou : un domaine en devenir

 le vin péruvien

Si le succès du Pisco est incontestable au Pérou et dans le monde entier, qu'en est-il du vin ? En bons Français amateurs de gastronomie et de vins succulents, nous sommes en droit de nous poser la question.

La région d'Ica est idéale pour la plantation de vignes, nous l'avons déjà vu avec le Pisco. Certains domaines viticoles ont choisi de proposer leurs propres vins, à l'image du Tamaca, réalisé dans la plus vieille bodega du pays.

La vallée d'Ica présente un potentiel énorme en terme de sol et donc de récolte : un climat sec et doux, du sable, des cailloux, un mélange parfait pour accueillir de l'eau et la faire se propager dans les vignes.

Difficile de passer à côté du vin d'un grand domaine péruvien : le Tabernero. Le vin nommé Vino Borgoña est très apprécié des Péruviens eux-mêmes. C'est la plus grande production du pays.

On accompagne volontiers le ceviche, plat de poisson cru très frais avec un délicieux vin blanc du domaine de Santiago Queirolo. Mention spéciale pour la cuvée « premium » de cette bodega : la cuvée Intipalka.

En conclusion, n'hésitez pas à goûter le vin péruvien si vous êtes amateur. Il sera certainement très différent de notre vin français mais toujours très frais et plaisant en bouche, en accompagnement d'un bon repas ou simplement en dégustation.

Terres des Andes vous invite à venir découvrir toutes les richesses du Pérou et en particulier celles liées à l'agriculture.

Comme nous l'avons évoqué précédemment, vous serez amenés à partager le quotidien de familles rurales : n'hésitez pas à leur demander de vous faire visiter leurs jardins, les champs de plantations si elles en ont.

Vous pourrez ainsi échanger autour des pratiques agricoles au Pérou et même proposer de mettre « la main à la patte » !

6. Une vie qui fourmille dans les rues péruviennes

Puerto Maldonado Cusco Pérou

Puerto Maldonado, 10h. Il nous reste une bonne heure à tuer avant de reprendre l'avion de retour à Cusco. Ce n'est pas franchement dans nos habitudes de préférer les halls d'aéroports aseptisés au brouhaha de la rue. Une balade en mototaxi plus tard, nous décidons de partir à l'exploration du marché à ciel ouvert. Celui de Puerto Maldonado est un lieu plein de vie, où l'on peut manger sur le pouce, acheter toutes sortes d'objets et déguster de bons fruits de la jungle.

La rue, un lieu d'expression libre

Les rues péruviennes fourmillent de marchands ambulants et de locaux qui savent plus ou moins où ils vont.

Cela vous surprendra peut-être, mais il est rare que les bancs publics des places soient vides au Pérou. On aime prendre le temps de se retrouver, de discuter et même de marcher !

Les vendeurs de fruits, de gâteaux et autres boissons sont sûrement ceux que l'on préfère. Patients et attachants, ils vendent des produits délicieux et ne manquent pas d'originalité pour les proposer.

Les « comicos ambulantes » lors des vacances scolaires et autres fêtes populaires sont les meilleurs amis des enfants : ces comiques ambulants font des mimes, des imitations et des blagues en tous genres.

Les jongleurs, « malabres », se postent quant à eux aux feux tricolores. Ils divertissent les automobilistes avec leurs doigts habiles.

En vous baladant le soir à Cusco par exemple, il n'est pas rare de croiser une troupe de danseurs répétant un spectacle et se produisant avec passion sur la Place d'Armes. Ils sont systématiquement encouragés par les passants, les touristes et les badauds.

Dans la rue, on croise beaucoup d'artisans-joailliers vendant leurs bijoux à des prix défiant toute concurrence.

On rencontre aussi des artistes, Indiens pour la plupart, qui voyagent tout en vendant les produits de leur imagination. N'hésitez pas à vous y attarder !

Les rues péruviennes sont l'endroit idéal pour contempler des scènes de vie quotidienne uniques et surtout très authentiques.

scene de vie au pérou

Si l'envie vous vient d'aller à la rencontre du Pérou profond, rejoignez nos guides sur le terrain et partez à l'aventure !

Circuits faisant étape à La Culture péruvienne sous un autre regard

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