Présentation
Dans le cadre du Projet TRECC (Tourisme Responsable, Communautaire et Culturel) organisé par la fondation Al Compas Urbano et l'Institut Français de Colombie, porté par l'Ambassade de Colombie et ProColombia, Mélanie de l'agence Terres des Andes a pu se rendre en Colombie pour explorer des initiatives peu connues, portées par les habitants
« J'ai eu plaisir à revenir dans les environs de Pereira, porte d'entrée de la région du café, et d'aller retrouver mon amie Cathy à Jérico, dans la région de l'Antioquia, près de Medellin. Ma passion pour la Colombie reste intacte, et pouvoir discuter avec les acteurs avec lesquels nous tissons les voyages de demain n'a fait que renforcer cette passion. »
La Colombie est un pays pluriel, pour lequel la plupart de nos voyageurs sont contraints de faire des choix : manque de temps, budget parfois serré, envies diverses... Nous avons réalisé ce guide comme un facilitateur d'expériences authentiques, hors des routes touristiques classiques ; façonné grâce à nos coups de cœur, sur le terrain.
Medellin : Comuna 13 ou bien Comuna 3, Manrique

Il est une visite désormais incontournable à Medellín... et en Colombie en général...
Elle est colorée, pleine de vie et appelle tous les voyageurs avant même qu'ils ne passent les frontières de la Colombie, j'ai nommé la Comuna 13 ! Exemple de résilience à plus d'un titre, cette « comuna », ou quartier populaire de Medellín, a connu des heures sombres dans les années 1980 à 2000.
L'histoire des habitants de ce quartier est un point central qui, à lui seul, en justifie l'attrait. La comuna 13 renaît de ses cendres, notamment grâce à des projets culturels, des fonds publics et à l'implication sans relâche de ses habitants.
Les voyageurs du monde entier apprécient la visite de ce quartier en cela qu'il est assez facilement accessible (transports en commun, escalators...) et qu'il présente de nombreux exemples d'arts et spectacles de rue (street art, hip hop...). Les témoignages bouleversants de ses habitants sont également soulignés comme rendant les visites plus parlantes et authentiques.

Cependant, depuis quelques mois, chez Terres des Andes, nous nous interrogeons sur l'afflux massif de touristes venant à la Comuna 13...
… nous demandant si les visites lapidaires et autres photos centrées sur les fresques n'auraient pas fini par évincer l'intérêt sincère des voyageurs quant au vécu des habitants et à la transformation du quartier.
C'est ainsi, petit à petit, le temps de trouver de bons partenariats, que notre regard se tourne vers la Comuna 3, appelée Manrique. C'est aux côtés de notre guide locale, la bien nommée Luz, que nous arpentons les ruelles labyrinthiques du quartier. Ici, chaque fresque raconte une histoire, chaque couleur est soigneusement choisie.
L'expérience se poursuit dans la cuisine de Telma, afin de goûter quelques spécialités locales, dont le poisson frit.

Puis, nous reprenons les mini ruelles pour admirer le plus grand ensemble d'art urbain de Medellín, j'ai nommé le Macromural « Constelaciones ». Ces maisons colorées racontent l'histoire, la transformation et l'importance de ce quartier pour ses habitants.
La visite s'achève dans l'unique parc de jeux pour enfants du quartier, dont notre venue participe directement au financement.
Si vous souhaitez prolonger l'aventure, rendez-vous au niveau de la Carrera 45, l'avenue emblématique de Manrique, avec son ambiance très typique : cafés, commerces, restaurants populaires... d'où s'échappe toujours un air de musique des plus entraînants.
Région du café : Salento ou bien alentours de Pereira

Rares sont les voyageurs qui s'intéressent à la Colombie sans avoir entendu parler de la région du café, aussi appelée localement « Eje cafetero ». Elle regroupe trois départements : le Quindio (la capitale est Armenia, la région comprend notamment Salento), le Risaralda (dont la capitale est Pereira) et le Caldas (la ville principale est Manizales).
Il est très commun de voir apparaître le triptyque : Salento – Vallée de Cocora - Filandia dans les circuits Colombie. La région du Quindio est la première à s'être ouverte au tourisme, proposant de nombreuses infrastructures et désormais, il faut bien le reconnaître, un peu trop de flux touristique à notre goût – surtout en haute saison (juillet-août et décembre).

C'est ainsi que chez Terres des Andes, en explorant de nouvelles pistes et sans perdre l'âme de nos voyages, nous avons décidé de nous tourner vers la région du Risaralda, située juste à côté de celle de Salento, le Quindio.
Vous souhaitez déambuler dans un petit village typique de la région du café, coloré, vivant, charismatique ? Découvrez Marsella, où le temps semble avoir suspendu son vol. Mieux que Salento, nous ne savons pas, mais beaucoup moins touristique, ça, c'est sûr !
Une demi-journée en pleine nature, direction la vallée du río Otún

Comme vous commencez à nous connaître, nous sommes également allés dénicher une pépite naturelle, gérée directement par une communauté locale. C'est ainsi que nous sommes fiers de vous présenter l'association de Yarumo Blanco, une association d'écotourisme située dans la haute vallée du río Otún, près de Pereira, au cœur de l'Eje Cafetero.
Elle a été créée par des habitants pour protéger la nature tout en développant un tourisme durable.
Vous arpenterez les sentiers, entourés par la forêt subtropicale andine, aux côtés d'un guide naturaliste expert. Si la chance vous accompagne, vous croiserez la route de mini grenouilles, de singes hurleurs et d'oiseaux colorés.

Votre balade de 3 kilomètres aller/retour aura comme point d'orgue l'accès à la cascade de Los Frailes, de 70 mètres de hauteur.
En bref, les revenus profitent directement aux habitants tout en finançant la conservation des écosystèmes de montagne. L'expérience se conclut par un déjeuner, orchestré par les Madres cabeza de hogar (« mères à la tête du foyer ») de l'association qui ont à cœur de vous partager leur savoir-faire : découvrez les saveurs uniques du Fiambre, un plat très savoureux, cuit dans une feuille de bananier.
Initiation au cacao colombien dans une hacienda locale

En plein cœur des montagnes de la région du café et des paysages tropicaux de la vallée du Cauca, découvrez une finca de cacao dans un écrin rural très préservé. Cet endroit est centré sur le tourisme durable et éducatif et votre expérience sera encadrée par les locaux.
Une fois les présentations faites avec le personnel autour d'un bon café local, rendez-vous dans les champs de cacao, où l'on vous expliquera tout le processus de culture, depuis la plantation jusqu'à la récolte, puis au séchage et à la transformation en chocolat.

Lors de cette expérience, vous aurez d'ailleurs l'occasion de transformer le cacao en tablette de chocolat, en suivant les étapes précises du procédé conseillé par votre guide, qui vous invitera à personnaliser votre tablette en fonction de vos goûts (un peu de piment, des pistaches, du gros sel, des raisins...).
Autour de vous, les montagnes des Andes s'étendent à perte de vue, faisant parfois place à l'immense Vallée du Cauca, reconnue comme étant l'une des plus fertiles du pays.
Aux portes de la ville de Pereira, un écrin de nature

Nous pensons qu'une belle expérience en journée va forcément de pair avec un magnifique endroit où se reposer, écouter le chant des oiseaux, profiter de la nature, et prendre de très bons repas frais et locaux.
Nous avons ce qu'il vous faut : à une vingtaine de minutes de Pereira, notre hôtel boutique préféré, construit dans une ancienne hacienda, vous ouvre ses portes. Selon nous, la meilleure expérience que vous pourrez vivre dans cet endroit est indéniablement au cœur de l'une des cabanes en guadua, le bambou local.

Non seulement le séjour est dépaysant, mais il vous permet aussi de réellement vous reposer, loin du tumulte de la ville, dans un cadre absolument fabuleux.
Les repas sont préparés à base de recettes typiquement colombiennes ; les produits, eux, sont soigneusement sélectionnés par le chef.
Cette combinaison hors norme ne peut que nous inciter à vous conseiller très chaleureusement un séjour dans ce lieu incroyable, qui embellira sans aucun doute votre voyage en Colombie.
Palmiers à cire : Vallée de Cocora ou bien Vallée de Samaria

Si l'on parle avec passion de la Vallée de Cocora et de celle de Samaria, c'est parce que toutes deux abritent le symbole national colombien, j'ai nommé le palmier à cire le plus haut du monde, le Ceroxylon quindiuense.
Afin de mieux situer les deux vallées, la Vallée de Cocora se trouve proche du village de Salento, dans la région du Quindio. Celle de Samaria est plus confidentielle, située dans le département du Caldas, proche de San Félix.
C'est sans aucun doute la Vallée de Cocora qui accueille encore aujourd'hui le plus grand nombre de voyageurs et permet de cultiver l'imaginaire de la « carte postale » du pays.

On peut y admirer des vallées entières de palmiers hauts de plus de 60 mètres ! Le contraste entre les collines, les forêts de nuages et les palmiers géants crée une atmosphère presque irréelle.
Ce que l'on trouve presque dommage aujourd'hui, outre le fait que Cocora ne soit plus un secret pour personne, que dis-je, un « passage obligé » lors d'un séjour en Colombie ; c'est que l'on peut y croiser des centaines de visiteurs par jour.
Cependant, il est encore possible de réaliser de belles randonnées bien balisées, entre 12 et 15 kilomètres, vous menant même à une incroyable maison des colibris, serpentant à travers la forêt tropicale humide. Pour les plus aventureux, il vous sera même possible d'emprunter des ponts brinquebalants en bois qui passent au-dessus de la rivière.
La Vallée de Cocora reste une bonne alternative, car elle est située tout près de Salento, avec des sentiers bien balisés.
L'on y croise relativement peu de monde dès que l'on s'éloigne des plateformes les plus touristiques – il sera en revanche difficile d'être seul sur les points de vue « emblématiques ». Il est aussi assez agréable de pouvoir trouver un logement proche de la Vallée, pour y passer la journée sans encombre.
Contrairement à la Vallée de Cocora, la Vallée de Samaria n'est pas encore très convoitée par les touristes.

C'est une riche vallée agricole encore bien vivante, où l'on peut croiser de nombreux habitants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes. Exit les points de vue pensés pour publier une photo sur les réseaux sociaux, ici, l'activité touristique reste secondaire.
Le décor est quasiment identique à celui de la Vallée de Cocora : de grandes vallées verdoyantes où sont présents des centaines de palmiers à cire de plusieurs dizaines de mètres de hauteur... la foule en moins !
Le « lever de rideau » matinal fait son petit effet : le brouillard se dissipe peu à peu à mesure que la chaleur augmente.
Il est possible de rejoindre la Vallée de Samaria à pied depuis San Félix, et de réaliser des randonnées autour de celle-ci. Les sentiers sont balisés, moins bien entretenus que dans la Vallée de Cocora, mais cela contribue au charme du lieu.
Vous croiserez sans doute des colibris, des rapaces, des dizaines de papillons, des orchidées...

Pour les passionnés de randonnée et de photographie de paysage, recherchant le calme et la contemplation, la Vallée de Samaria reste l'alternative à envisager en priorité.
Chez Terres des Andes, nous pouvons organiser une belle visite guidée de la Vallée de Samaria, avec un déjeuner typique dans une ferme locale, et un accompagnement par un guide local expert ! Laissez-vous porter...
Expérience culturelle : dans une Hacienda de café ET dans une petite finca de café

S'il est vrai que certaines expériences requièrent assez naturellement de faire un choix (redondance, tourisme de masse...), d'autres en revanche restent tout à fait complémentaires.
Selon notre équipe, cela est le cas pour des voyageurs recherchant un panorama complet autour du café.
La Colombie est le troisième plus gros producteur de café au monde, après le Brésil et le Vietnam. Cette plante « magique » a été importée à partir du XVIIIe siècle et depuis, elle profite de conditions idéales pour se développer.

Depuis 2011, le « Coffee Cultural Landscape of Colombia » est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le climat, l'altitude et le type de récolte sont autant de facteurs qui font que le café se plaît en Colombie et que le pays cultive à lui seul quelques-uns des plus grands crus de la planète.
Contrairement au Vietnam, spécialisé dans le Robusta, la Colombie mise presque exclusivement sur l'Arabica, plus délicat mais souvent considéré comme supérieur en qualité gustative.
Mais alors, où rencontrer les producteurs de café, et comment en comprendre les secrets ?

Si l'on cherche à parcourir la Colombie hors des principales routes touristiques, on comprend rapidement que le café n'est pas seulement une culture agricole : c'est une manière de vivre.
Dans des villages comme Salamina, Pijao (ville « città slow ») ou autour de San Félix (près de la vallée de Samaria), nous découvrirons souvent des fincas familiales où les producteurs accueillent les visiteurs avec beaucoup plus d'authenticité que dans les circuits très fréquentés de « l'axe café traditionnel ».
C'est souvent dans ces petites exploitations, loin des grands itinéraires touristiques, que l'on comprend le mieux pourquoi le café est considéré comme l'une des pierres angulaires de l'histoire et de l'identité colombiennes.
En Colombie, environ 540 000 familles vivent directement de la culture du café.

C'est seulement en poussant les portes d'une hacienda (grande propriété familiale) ou d'une finca (petite ferme locale) que l'on se rend compte de ce qu'est réellement la culture du café.
Votre guide, associé à l'un des employés de la ferme, vous expliquera le processus de fabrication du café, depuis la plantation de la graine jusqu'à la tasse. Vous comprendrez également en quoi il est important de savoir reconnaître les différents types de café.

De fil en aiguille, vous vous retrouverez forcément dans les champs, avec un petit seau porté autour des hanches, pour aller récolter les précieuses cerises contenant les grains de café. Attention, il y a une méthode pour bien les choisir ; et le test dans le récipient d'eau vous aiguillera sur la qualité de votre récolte.
La visite se conclut le plus souvent au niveau des bacs de tri, des tapis de séchage, et des pièces servant à stocker les sacs de grains, le plus souvent destinés à l'export (en fonction de la taille de l'exploitation visitée).

Chez Terres des Andes, nous sommes convaincus qu'il n'existe pas une, mais plusieurs expériences autour du café, qu'il convient idéalement de prendre le temps de visiter à la fois une hacienda et une finca. Encore mieux : le tout dans deux régions différentes, afin de mieux comprendre les spécificités de chaque exploitation visitée.
Ces échanges et rencontres ont notamment été rendus possibles grâce au Projet TRECC (Tourisme Responsable, Communautaire et Culturel) organisé par la fondation Al Compas Urbano et l'Institut Français de Colombie, porté par l'Ambassade de Colombie et ProColombia, que nous tenons à remercier chaleureusement.
- Découverte du Quindio, la région du café colombien et de Medellin





